Non à la destruction de notre système de santé ! Soutien à nos camarades de Digne et Manosque !

Nous sommes trop nombreux dans notre département à perdre des chances de guérison, faute de soins, de rendez-vous d’examen tardifs et/ou d’impossibilité à se déplacer sur Aix ou Marseille pour certaines spécialités.

Cette situation va encore s’aggraver dans notre région.

L’union départementale CGT du 05 et la CGT du CHBD alertent sur les 2 plans de licenciements en cours sur le 04 :

30 postes de professionnels exerçants à l’hôpital de Manosque et autant à l’hôpital de Digne sont en danger! 

La CGT 05 affirme son soutien aux salariés de ces établissements actuellement en lutte.

Le CHICAS (hôpital général GAP et Sisteron), étant également très endetté, nous pouvons craindre qu’il soit bientôt concerné.

Pourquoi en sommes-nous arrivés là ?

L’État ne rembourse plus la totalité des exonérations patronales à la Sécurité sociale, créant « le trou de la sécu » ! Le PLFSS (plan de loi de financement de la sécu), insuffisant, fait qu’en 2024 les hôpitaux cumulent un déficit de 3 milliards d’euros. De plus, 80 % des EHPAD publics sont déficitaires par manque structurel de financement.

Cette année, il faudrait une augmentation de 4,5 % du PLFSS pour financer l’activité des hôpitaux publics. Elle ne sera que de 3,1%… L’argent manque parce que l’état le décide ainsi.

Résultats de cette politique : 

=>Plus de 100 000 lits d’hôpitaux ont été fermés en 25 ans en France et ça continue…

=>L’attente aux urgences entraîne une surmortalité de plus de 10 %, soit 2 000 morts évitables par an.

=>Pour les bébés, 1 000 morts par an pourraient être évités avec plus de maternités et de lits de réanimation néonatale de proximité.

C’est triste et scandaleux ! 

L’organisation méthodique de la pénurie de soins publics laisse le champ libre aux filières de la santé privée à but lucratif (les cliniques),  permettant l’augmentation des tarifications. (dépassements d’honoraires, tarifications journalières non couvertes dans leur intégralité, augmentation des restes à charge pour les patients…)

Il en va de même sur la politique programmée de pénurie de médecin. Nous dénonçons le scandale de la situation des médecins PADHUE (praticiens à diplôme hors Union européenne). Ces 5000 médecins sous-payés et accumulant les heures de garde, ce sont eux qui actuellement font tourner nos hôpitaux publics. La CGT demande la régularisation de leur situation par une réelle politique d’intégration.

Après le scandale des EHPAD ORPEA, le gouvernement a renfloué ce groupe privé à hauteur de 1 million d’euros afin de le sauver ; pour son image, il s’appelle maintenant EMEIS et convoite la privatisation de la psychiatrie avec sa filière RAMSE, qui facture plus de 6 000€ par mois l’hospitalisation aux patients (hors remboursement).

La CGT refuse que la Sécurité sociale engraisse les actionnaires avec les cotisations sociales des travailleurs !

Une personne SDF sur deux souffre de troubles psychiatriques ainsi que 30 % des personnes qui se retrouvent en prison et cela faute de soins ! Malgré ce constat alarmant, le budget de la psychiatrie au CHBD risque d’être fortement diminué, impactant dramatiquement le fonctionnement, donc la qualité des soins.

La CGT exige l’arrêt de la privatisation de la santé !

  • Les cliniques privées à but lucratif ne doivent plus être financées par la Sécurité sociale.
  • Il est impératif de stopper la T2A (tarification à l’acte), qui favorise les cliniques de spécialités quand le service public, lui, doit prendre en charge toutes les pathologies, même si elles « rapportent » moins.
  • Il faut favoriser la création de centres de santé publics avec des médecins généralistes salariés partout sur le territoire, au plus près de la population. L’état doit stopper  la taxation (sur les salaires des professionnels des hôpitaux publics) prise sur les cotisations sociales pour renflouer les caisses. L’État doit activer l’effacement de la dette des hôpitaux (plus d’un milliard par an), dont une partie est également captée par l’État.
  • Stop à l’asphyxie des budgets hospitaliers publics.
  • Il faut remettre en place les conseils d’administration de la Sécurité Sociale comme ils existent encore en Alsace-Moselle. Ces derniers fixent les taux de cotisations sociales chaque année ; ils sont gérés par les travailleurs. Ce modèle fonctionne et il est toujours à l’équilibre financier !

Pour rappel, la gestion d’une assurance santé coûte 4 fois plus cher que le fonctionnement de la sécu.

  • La CGT revendique une prise en charge à 100 % sécu pour un grand service public de santé !

Le gouvernement et le monde de la finance voudraient avoir la main sur les caisses de la sécu, nos cotisations (nos salaires différés et nos biens communs), pour que l’argent finisse entièrement dans leurs poches.

La CGT dit NON :

  • Au hold-up financier,
  •     A la fermetures des lits,
  •     A la non-reconduction des CDD,
  •     Au non-remplacement des départs en retraite,
  •     Aux licenciements …

 

La santé n’est pas un système marchand !

 

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