Annonces de la ministre de la Santé et de l’Autonomie sur la psychiatrie : un déni honteux de la réalité!

Depuis 30 ans, rapports, expertises, comités de suivi se sont multipliés sur la psychiatrie, dont le seul effet aura été de détruire la psychiatrie publique et  de secteur. Une psychiatrie qui était structurée, organisée et de proximité, transformée en un grand marché de la santé mentale ouvert aux opérateurs
privés lucratifs.
Le service public de psychiatrie a été démembré par la multiplication d’équipes mobiles, de projets soi-disant innovants, la disparition de formation spécifique, le nouveau mode de financement, il ne reste plus qu’à enterrer les restes. Le travail est à l’œuvre !
Ainsi, alors que le Ministère feint de s’intéresser à la prise en charge des enfants et des adolescents, nous rappellerons, par exemple, que les lits de pédopsychiatrie de la Fondation Vallée ont été fermés du jour au lendemain, que la pédopsychiatrie du CH Camille Claudel en Charentes est en grand danger, que la pédopsychiatrie de l’Yonne est sinistrée, que 48 postes sont menacès à l’hôpital psychiatrique de St Egrève en Isère et, que partout en France, les listes d’attentes s’allongent dans les CMPEA.
Pour la Fédération CGT de la Santé et de l’Action Sociale et sa Commission Nationale de Psychiatrie les annonces ministérielles (comme l’enveloppe supplémentaire de 65 millions d’euros, la création de dispositifs coupe-file, l’objectif « zéro contention « d’ici 2030) sont un affront supplémentaire aux
professionnels et aux patients de psychiatrie.

Face à une psychiatrie publique laminée depuis des années par les politiques de santé des gouvernements successifs, au point qu’il est impossible d’en
cacher la réalité catastrophique, la ministre de la Santé et de l’Autonomie poursuit dans la même veine destructrice, sourde et aveugle à l’urgence.

CNP le 9 juin 2026

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